Vive l’été !

L'été commence officiellement dans l'hémisphère nord au solstice d'été, le 21 juin.

L’été commence officiellement dans l’hémisphère nord au solstice d’été, le 21 juin, lorsque le soleil semble atteindre son point le plus élevé dans le ciel pour l’année, ce qui en fait le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année.

Tout au long de l’été, la lumière visible s’étend avec intensité, le jour diminuant lentement jusqu’à l’équinoxe d’automne, où le jour et la nuit ont la même durée.

Puis la nuit va aller en augmentant jusqu’à son apogée, au solstice d’hiver, le 21 décembre, correspondant au moment où le Soleil semble atteindre son point le plus bas dans le ciel, c’est à dire quand la nuit est la plus longue et le jour le plus court. La lumière est cachée, laissant plus de place à l’obscurité. La lumière est cachée, laissant plus de place à l’obscurité.

Puis le jour va aller en augmentant progressivement. En passant par l’équinoxe de printemps, jour et nuit sont de durée égale, et la lumière va continuer à augmenter, se traduisant par une montée de sève dans le monde végétal, jusqu’au point culminant d’ensoleillement au solstice d’été.

Un cycle complet se déploie avec les saisons et tout un jeu entre lumière et obscurité, dans cette danse entre le soleil et la terre, agissant sur les forces vives de la terre et marqué par les fêtes et activités des hommes en correspondance avec ce rythme cosmique.

Ce rythme se retrouve aussi à l’échelle du jour, avec le soleil qui se lève à l’horizon, arrive au zénith, disparaît de l’horizon et la nuit plus profonde…

À l’échelle d’une vie : naissance, croissance, force de l’âge, vieillesse et mort.

A l’échelle de la respiration : inspir, suspension du souffle, expir, suspension du souffle.

De même, au cours du cycle cardiaque : Le sang pauvre en oxygène arrive dans l’oreillette droite par les veines caves. L’oreillette droite se contracte et le sang est expulsé dans le ventricule droit par la valve tricuspide.Le ventricule droit se contracte et expulse le sang dans les artères pulmonaires par la valve pulmonaire. Ce sang va aller directement vers les poumons pour se charger en oxygène.

Le sang oxygéné arrive dans l’oreillette gauche par les veines pulmonaires. La contraction de l’oreillette gauche permet le passage du sang vers le ventricule gauche par la valve mitrale. Le ventricule gauche se contracte à son tour pour expulser le sang dans l’aorte par la valve aortique. Le sang riche en oxygène peut alors être distribué à tous les organes, muscles et tissus de l’organisme.
Ce cycle se répète environ 60 fois par minute au repos.

À toutes les échelles, ces cycles se déploient, fondés sur la même structure.

D’où se déploient ces cycles ?

Les traditions de la Sagesse primordiale évoque toutes cette connaissance, à travers des images et langages différents.

Le Tao Te King l’exprime en ces termes :

« Nous assemblons des rayons pour faire une roue, mais c’est le vide du moyeu qui permet au char d’avancer.

Nous moulons de l’argile pour fabriquer un vase, mais c’est le vide à l’intérieur qui retient ce que nous y versons.

Nous clouons du bois pour construire une maison, mais c’est l’espace à l’intérieur qui la rend habitable.

Nous travaillons avec l’être, mais c’est le non-être que nous utilisons*.

Dans la Genèse, il est dit :  » ENTÊTE Elohîm créa les cieux et la terre,
la terre était tohu-et-bohu, une ténèbre sur les faces de l’abîme, mais le souffle d’Elohîms planait sur les faces des eaux”.

Selon le sage Kabbaliste Isaac Luria (1534-1572), le premier acte de Dieu aurait été non pas un déploiement vers l’extérieur (impossible puisqu’il est tout) mais un repli, une contraction. Au commencement, Dieu se serait retiré, rétracté, permettant ainsi la naissance du monde, sous la forme, en tout premier lieu, de 22 étincelles. Ce repli, ce vide autorisant autre chose à être, est nommé le tsimtsoum, concept essentiel dans la Kabbale.

Par un acte de restriction, de Tsimtsum, nous passons de rien, Ain, à Ani, I.

Par un acte de restriction, de Tsimtsoum, on passe de rien, AïN à Ani, Je. Aïn a créé un vide, une autolimitation, une négation de lui-même. Alors le cercle s’ouvre par la concentration du point central qui s’expanse. Dieu se manifeste par étapes successives, de l’Infini Ain Soph, à la Lumière Ain Soph Aur, au jaillissement de 22 étincelles fondamentales ou puissances, manifestées aux degrés inférieurs par 22 lettres de l’alphabet hébraïque.

Je vous invite à traquer, dans votre tradition, dans votre histoire individuelle, dans votre observation de la nature, ce vide, ce vide fécond, ce silence originel d’où émerge tout son, ce potentiel infini qui se manifeste dans le monde visible. Je vous invite à pister, dans votre tradition, dans votre histoire individuelle, dans votre observation de la nature, cette vacuité, ce vide fertile, ce silence originel d’où tout son émerge, ce potentiel infini qui se manifeste dans le monde visible. Je vous invite à le chérir, à communiquer avec lui, à traverser cet abysse entre le monde visible et sa source non manifestée, pour petit à petit être régénéré dans ce bain de jouvence d’une co-naissance vivante, pour se confier et reconfier inlassablement aux bras du mystère, comme un nouveau-né tète le lait au sein de sa mère et reçoit d’elle toute sa vigueur.

L’été vient donc, avec la lumière du jour en abondance, avec les fruits et légumes gorgés de soleil, le temps des moissons, l’énergie des partages, les vacances scolaires, les soirées festives qui s’allongent, les bains de mer, les promenades à la campagne ou à la montagne…

Connaissez-vous la fable de la cigale et de la fourmi de Jean de la Fontaine ? La cigale chante tout l’été et lorsque l’hiver arrive elle n’a rien moissonné pour ces moments de froid et d’obscurité, au contraire de la fourmi qui a travaillé tout l’été. Il ne s’agit pas d’être dans une vie de labeur et de torture, mais bien d’équilibrer en nous ces deux dimensions : travail et vacance, célébration et détente dans l’œuvre, qualité d’éternité dans le présent.

L’été arrive. Profitons-en, célébrons-le, en nous souvenant de la source de toutes bénédictions en nos vies, qui ordonne tout. Mettons-nous à son diapason et exprimons en toute saison Lumière, Amour et Joie dans tous ce que nous vivons et entreprenons, dans l’écoute sensible des rythmes et des cycles.

Comment voulez-vous vivre cet été ? Qu’êtes-vous prêt à récolter ? Que désirez-vous semer ? Que désirez-vous nourrir et abreuver ?

Comment allez-vous dans le présent estival préparer les nouveaux cycles ?
Au bonheur de vous lire, de vous écouter, d’échanger et de cheminer ensemble pour vous accompagner au mieux, où que vous soyez dans votre cycle de vie !

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